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PLAN EN DIX ETAPES POUR DES INFRASTRUCTURES ROUTIERES PLUS SURES

Ten step officiellement lancé à Dakar

La République du Sénégal a officiellement lancé ce jeudi 23 janvier 2025, à Dakar le « Plan en dix étapes du Sénégal pour des infrastructures routières plus sûres », lors d’un atelier national. Les principales agences et organisations nationales et internationales concernées par la sécurité routière ont pris part à la cérémonie. Ce projet pilote entre dans le cadre du renforcement de la sécurité routière au Sénégal.

Le plan en dix étapes Sénégal va s’appuyer sur une comité de pilotage composé de représentants des organisations clés de la sécurité routière au Sénégal. Une réunion inaugurale de ses membres s’est tenue le 22 janvier 2025, à la veille de l’Atelier de lancement du projet.

D’une durée de Trois (3) ans, le projet va mobiliser des partenaires nationaux et internationaux pour renforcer les capacités institutionnelles et les investissements pour des routes plus sûres dans le pays. Le projet vise à améliorer les routes existantes et à venir, pour atteindre une norme de sécurité trois étoiles ou plus, au bénéfice des piétons, des cyclistes, des motocyclistes et des occupants des véhicules.

Le projet Plan en dix étapes du Sénégal, financé par le Fonds des Nations Unies pour la sécurité routière (UNRSF), est une initiative collaborative impliquant le Gouvernement du Sénégal à travers le Ministère des Infrastructures et des Transports terrestres et Aériens (MITTA) et l’Agence Nationale de Sécurité Routière (ANASER), aux côtés d’un consortium dirigé par le Programme international d’évaluation routière (iRAP) et comprenant la Fédération routière internationale (IRF), la PIARC (Association mondiale de la route) et LASER International, avec le soutien du Groupe de développement des infrastructures privées (PIDG) et de la Fondation FIA.

D’après l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) les accidents de la route font plus de 3 500 morts chaque année au Sénégal et font plus de 40 000 blessés supplémentaires, avec un fardeau économique national de 1,4 milliard de dollars. Les données nationales montrent que les accidents de la route sont la principale cause de décès chez les jeunes âgés de 15 à 24 ans, et la deuxième cause chez les personnes âgées de 25-39 ans, après le sida.

Le Sénégal est le deuxième pays d’Afrique à utiliser l’approche en Dix étapes de la Collaboration des Nations Unies pour la sécurité routière (UNRSC), derrière la Tanzanie où l’approche a été mise en œuvre avec succès.

« En matière de sécurité routière, il faut avoir du courage, de la détermination et rester vigilent. Avec ce plan, le Sénégal vise à révolutionner sa vision de la sécurité routière, à travers une construction d’infrastructures sûres, un développement d’outils de suivi de la performance, et une évaluation rigoureusement de notre progression», a déclaré Alla Diouck, représentant du ministre des infrastructures  et des transports terrestres et aériens, Monsieur Yankhoba Diémé.

M. Rob McInerney, CEO du Programme International d’Evaluation des Routes (iRAP), qui dirige le consortium de partenaires mettant en œuvre le projet, a déclaré : « Nous applaudissons l’engagement du Ministère des Infrastructures, et des Transports terrestres et Aériens (MITTA) à éliminer les routes à haut risque, à sauver des vies et à réduire les blessures. Comme il s’agit seulement de la deuxième application du Plan en dix étapes pour des infrastructures routières plus sûres en Afrique, c’est là une étape passionnante pour le Sénégal, démontrant l’engagement du pays en faveur d’une mobilité plus sûre et son leadership en matière de sécurité routière en Afrique et dans le monde. Le secteur a prouvé qu’il dispose des outils nécessaires pour concevoir et construire des routes plus sûres, mais ceux-ci doivent être mis en œuvre de manière plus large. Il ne s’agit pas de dire à un gouvernement ou à qui que ce soit d’autre ce qu’il doit faire».

«Je suis fière de voir le Sénégal adopter l’approche en dix étapes qui s’est avérée si efficace pour mettre en place un cadre d’action fondé sur des données probantes qui sauve des vies» a commenté Mme Susanna Zammataro, Directrice Générale de la Fédération Internationale des Routes (IRF).

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